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...Biographie
 

Minino Garay. CHIMICHURRI

Bientôt 5 ans que ces deux musiciens font la route ensemble, route qui a commencé lors d’une tournée en Argentine en 2011 !

Baptiste Trotignon, l’un de nos meilleurs pianistes de jazz européens, qui s’est dernièrement également illustré en tant que compositeur classique, remporte à chaque fois l’adhésion du public et des critiques, que ce soit en leader (dernièrement avec son trio “Hit” avec l'immense Jeff Ballard), en sideman (Aldo Romano, Stefano Di Battista…), en duo (Mark Turner, Brad Mehldau…) ou encore solo, exercice qu’il pratique depuis ses débuts.

Minino Garay, argentin installé à Paris depuis plus de 25 ans se joue des catégories : ni seulement batteur, ni uniquement percussionniste, mais capable d'incorporer les rythmes latins au jazz, milieu dans lequel il évolue et qui l’a vu se produire aux côtés de Dee Dee Bridgewater, Jacky Terrasson…

Avec une formation minimale et une instrumentation purement acoustique (piano / percussions), ils se nourrissent l'un et l'autre de leurs expériences, racontent en musique de façon festive et poétique leur histoire et leur culture. Avec un répertoire très large qui va de la chanson au jazz, de leurs compositions personnelles au tango argentin, ils aiment jouer de la belle mélodie et improviser avec les rythmes d'Amérique du Sud. Une vraie amitié humaine et musicale qui donne le jour à un album très attendu par le public qui a déjà pu apprécier leur complicité et l'énergie qu'ils communiquent sur scène.

 

Minino Garay. VAMOS

L'expression encourageante du titre a fait le tour du monde; elle peut aussi se glisser furtivement dans le langage du charismatique percussionniste argentin. «Vamos» est ici l'invitation de Minino Garay aux musiciens, pour l'accompagner dans cette nouvelle aventure sonore transculturelle mais aussi au public, pour le suivre à travers les paysages de divers compositeurs convoqués.
«Vamos» est surtout une imprécation, une expression de la volonté de se surpasser, d'aller au-delà de ses propres capacités reconnues et célébrées. Car le chemin du percussionniste émigré de Cordoba à Buenos Aires, puis de cette ville de tango et de rock vers Paris est un parcours
improbable, comme un scénario de film d'aventure, riche d'une progression artistique indéniable et continue. Un chemin de réussite inventé par lui-même dont on connait les joies, mais nullement les souffrances. Pour avancer dans la vie de la musique, ce percussionniste avait pour atout majeur des rythmes folk du nord argentin, qui l' ont aidé à ouvrir les premières portes loin de chez lui. Mais, une fois la surprise exotique conjurée, il lui a fallu beaucoup apprendre, et surtout, croire en lui par-dessus tout. Pour aller de l'avant et transmuter ses limites en énergie illimitée.
Le percussionniste le plus énergumène de Paris -selon la description d'un journaliste reconnu-, avait fait du chemin depuis ses débuts parisiens au sein d'une formation au nom évocateur du sud du monde [Tierra del Fuego], quand la nouvelle diva du jazz, Dee Dee Bridgewater, l'invite à rejoindre sa formation. Chez elle, Minino Garay touche de près un sommet musical qu'il n'aurait même pas osé rêver quelques années plus tôt, lorsqu'il transitait de session en session, sollicité par la fine fleur des jeunes jazzmen français. C’est que la catégorie «percussionniste de jazz» n'existe pas, comme peut exister celle de jazz drummer. Et Garay, même s'il joue de la batterie dans d'autres contextes, n'est pas un batteur «de jazz». Néanmoins, comme nombre de percussionnistes venus au jazz en provenance d'autres cultures musicales, il propose une palette chromatique et un style résolument personnel. Un style énergique, une façon de crier ¡Vamos! qui a impressionné l'excellent batteur de jazz André «Dédé» Ceccarelli, alors compagnon de toutes les aventures de Dee Dee. Ceccarelli devient son parrain [ou le roi mage] musical.
Depuis, l'homme de Cordoba a continué d'honorer la confiance de Ceccarelli, de Jacky Terrasson, de Magic Malik, et d'autres nombreux musiciens. Se frottant au quotidien des musiciens de jazz, européens ou américains, il a assimilé les secrets de cette musique ouverte à toutes les autres. Écoutant et échangeant avec des percussionnistes du monde, il a incorporé de nouveaux rythmes, essayé d'autres syncopes, frotté d'anciennes peaux et frappé bois, métaux et céramiques inconnus. Toujours avec éclat et sans complexe. Avec le sourire, puisque finalement on ne fait que jouer. À ce jeu, Minino Garay se retrouve naturellement leader de ses propres groupes; dans la sphère du jazz, et dans d'autres contextes musicaux, plus folk, ou proches de la pop. Avec aisance, un jour ici, un autre là; son jeu gagne en élasticité et souplesse. Les histoires racontées mille fois par ses mains, lui montent à la gorge. Et sa voix émerge. «Vamos» est au carrefour de toutes les voies explorées par Garay. C'est un concentré d'expériences et un kaléidoscope expressif. C'est le monde pluriel de Minino et une évocation féline et profonde de Buenos Aires; comme la course nocturne d'un chat de gouttière qui rythme le sommeil des vivants et la danse des esprits de ceux qui n'y sont plus.
«Vamos» est un chant-parlé à l'Argentine, à la mémoire du grand compositeur Cuchi Leguizamon (La Arenosa) et du célèbre tanguero Carlos Gardel (Sus Ojos se Cerraron), au souvenir de la jeunesse quittant le quartier d'enfance (Como se Dice en Cordobés) pour la grande ville et ses mille espoirs (Provinciano), aux amours d'émigré dans la nuit parisienne (La Chanson d'Hélène), à la découverte interminable du jazz (Wonderful World), à la pulsation ancestrale africaine (Tama), aux complicités secrètes des exilés (Memoria Colectiva), aux amitiés qui se cultivent (Ovni) et perdurent (Vamos). «Vamos» est donc (aussi) un chant d'amitié. Minino y joue avec ses potes: le guitariste Manu Codja, les pianistes Malcolm Braff et Baptiste Trotignon, le bassiste Jérôme Regard, le flûtiste Magic Malik, le compositeur Lalo Zanelli, l'arrangeur Guillermo Klein, l'ingénieur Philippe Teissier du Cros. Car, ici vous jouez aussi. Et tout le monde suit Garay. Vamos !

 

ASADO

Minino Garay écrit un nouveau chapitre de l’histoire des Tambours du Sud avec un hommage appuyé à Córdoba, à ses musiciens, et à son cuarteto légendaire. Il arrange un nouveau répertoire de chansons toutes composées par des artistes de sa ville. Son nouveau projet est né ; il l’appelle tout naturellement Asado, comme un clin d’œil à ce plat typique de viande grillée qui se déguste dans tout le pays et qui est synonyme de fête et de partage. Inscrit dans une suite logique de son œuvre il marque cependant une vraie rupture dans le croisement d’une dimension populaire affirmée à son exigence musicale de toujours. La rythmique tunga tunga du cuarteto est très présente et avec elle l’accordéon en instrument mélodique fil rouge, l’envie de danser et/ou de cavaler ubiquiste, et les textes sentent vraiment bon sa pampa mythique ; ils font la part belle à une poésie du quotidien, passant des déboires de la vie aux désillusions politiques, religieuses ou encore amoureuses, à d’innombrables états d’âmes et descriptions avisées des mœurs typiquementcórdobes… sans apathie, pleins de drôleries, avec toujours cette même ironie, cette même légèreté, cet optimisme insouciant et caustique qui définissent tellement l’Argentine… 
Tous les ingrédients « à la manière d’avant » sont réunis et pourtant c’est un cuarteto résolument nouveau et contemporain qui nous est livré ; un genre que Minino s’est pleinement approprié pour le faire sien
, intégrant une section cuivre franchement énergique faisant l’effet d’un big band, un nombre incalculable de voix qui viennent chamarrer le chant lead, d’habiles riffs de guitares électrisées, des improvisations instrumentales et vocales saisissantes, des syncopes inattendues, des sonorités qui empruntent à la sono mondiale, et une inébranlable assise rythmique assurée par des percussions et des rythmes hétéroclites (taquirari, tinku, candombe, cumbia, huayno...). Le tout célébré en famille avec ses innombrables compères musiciens ou chanteurs latino-américains et européens installés ici ou là ; et avec l’ambition de faire voyager et connaître au monde cette musique, sa musique. L’insatiable créativité du maitre Garay est incontestablement mise en exergue avec ce nouveau projet qui dévoile une partition émotionnelle sans pareille... c’est simple et complexe à la fois, sincère tout en étant dissimulé, audacieux, furieux, et tellement vivant ! Tout comme le bonhomme qui nous dit finalement combien avec Asado il est arrivé à une maitrise imposante de la composition, de l’arrangement, et de sa pratique instrumentale, mais peut être et surtout qui il est vraiment et quelle est son histoire… Un bien beau retour à ses origines.

 

Les Invités le disque

Dans un immense effort à la production et l'affichage du projet de musique Minino Garay soutien inconditionnel, Asado dispose d'unités spéciales: León Gieco, Kevin Johansen, Jairo, Chango Spasiuk, Facundo Guevara, Sergio «Chicho» Bazán, Pichi Pereyra, Ze Luis Nascimento, Lito Epumer, Gabriel «Corto» Juncos, Daniel Franco, Marc Berthoumieux, Lionel Suárez, Philippe George, Pierre Bertrand, Michel Faugeres, Olivier Louvel, Magic Malik, Line Kruse, Julie Gioja, Héctor Gómez, Julien Birot, Franck Vaillant, Mintcho Garramone, Flaco Pailos, Cuchu Pillado, Pájaro Canzani, Majid Bekkas, Jenny Náger, Paola Bernal, Chino Laborde, Eduardo “Mutty” Torezani y Eruca Sativa 

 

Un projet avec un nouvel album et de colère en Amérique du Sud

Après Minino Garay y Los Tambores del Sur, Kilombo, Qué lo parió!, y Gabriel, Album sorti en France, en Argentine et au Mexique entre 2002 et 2011, le nouvel album sortira en Argentine le 20 Juillet par la société Eden, et puis en France, en Octobre, sous le label L'autre Distribution.

La direction artistique est Álvaro Torres, Diego Bravo et Minino Garay.


Le groupe stable qui a participé à l'enregistrement:
Minino Garay  – Batterie, percussions et voix
Álvaro Torres – Piano, Voix
Diego Bravo – Claviers, Chœurs vocaux
Zurdo Castagno – Guitare, voix
Martin Rodríguez – Basse, Guitare, Voix
Eddy Tomassi – Percussions, Voix
Silvia Aramayo – Voix, Chœurs vocaux
Esteban Gutiérrez – Percussions, Voix

 

 

GABRIEL

Gabriel est le projet le plus particulier et le plus jazz que j’ai développé, jusqu’ici , dans ma carrière.
Il est particulier dans le sens où je révèle qq chose de l’ordre de l’intime .
Qq chose que je n’avais pas encore dévoiler au public
C'est-à-dire: Le profond. Le secret. Le caché. L`intense .
Et C’est ma femme qui me l’a inspiré à ses dépends . Parcequ‘elle est à la fois un fauve et à la fois du jasmin et que cette forte dualité m’a poussé à réfléchir sur moi-même .
Ce que l’on montre et démontre en société , l’image et la posture que l’on envoie naturellement est souvent à l’opposé de son empreinte profonde .
C’est ce voyage clair obscure , qui est la signature de Gabriel.
Gabriel qui est mon vrai prénom et que peu de gens connaissent .
C’est un album rêvé , conceptualisé comme une mise en scène .
Réalisé avec un éblouissant casting réunissant les meilleurs musiciens.
Sur un répertoire très mélodique , très généreux ,de compositeurs et amis que j’admire, comme Magic Malik, Bojan Z , Lalo Zanelli ,Jean Pierre Como, Louis Winsberg , Wayne Shorter, Jean Michel Pilc.

Comme interprètes:
Pourquoi JP Como? Pour son lyrisme fou et nos racines iltaliennes un peu communes en partie.
Pourquoi Jérome Regard? Pour toute son élégance et son terrible groove à la contre basse .
Pourquoi Pierre Bertrand? Pour ses talents immenses et multiples et notre grande complicité .
Pourquoi Pierre de Bethmann? Pour son intelligence et sa finesse .
Pourquoi Javier Girott ? …Il y avait Gato Barbieri… il y a aujourd ‘hui mon ami Javier.
Pourquoi Fernando Huergo? Un des meilleurs bassistes électriques argentins actuels et compagnon de mon adolescence
Pourquoi David Linx? Pour sa poésie infinie .
Pourquoi Sylvain Beuf? Pour moi c’est le meilleur saxo ténor français .
Pourquoi Léandro Gufantti? Il possède toute la nostalgie de ma terre Argentine.

Je revendique la puissance que me prête mes albums précédents comme l’émotion, la délicatesse et la poésie de ce nouvel opus .

 

 

MININO, QUE LO PARIO!

«Que lo pario !» le dernier opus de Minino, trois ans après le précédent «kilombo», fait toujours du mélange des genres son cheval de bataille. Figure d’une musique inclassable et éclectique, Minino Garay, 20 ans après sa migration vers la France, semble plus que jamais lié à la pulsation de sa pampa mythique. Le percussionniste – batteur le plus vital de sa génération, qui porte toujours son sobriquet d’enfance (signifiant paradoxalement « petit »), ne cesse de puiser en son origine : le quartier d’Ayacucho de Cordoba, seconde ville d’Argentine, à quelque 800 kilomètres de Buenos Aires. Une terre qui ne connaît pas la mer, matinée d’Indiens, loin du tango, d’où souffle un vent éternellement rebelle. Le passeur iconoclaste, né des chacareras, milongas, zambas et autre «folklore» (terme qui n’a là-bas pas la même connotation figée qu’en Europe), assume son mélange hybride de descendants d’« italiens qui parlent espagnol et qui se prennent pour des Anglais» (et bien pire encore, car ce peuple descend des bateaux, où bien souvent il n’y avait que le capitaine d’Espagnol… le reste était plus des «Mauresques»… des Arabes. Bigre !). Loin des suppositions de l’histoire, la réalité est bien le phénomène d’aller-retour, d’ «ida y vuelta» de cette africanité qui sourd sous la peau de ses instruments fétiches. Ce «bombo leguero», -à la fois nègre et «indigène» indien jadis fabriqué dans un grand tronc d’arbre avec des peaux et un bâton-, et ce cajon afro-péruvien, porteront notre alchimiste au bon endroit, au bon moment. Années 90, la Capitale des musiques du monde vit l’explosion d’une Afrique plurielle et Minino sera littéralement possédé par ce Paris bigarré. Avant l’expérience malienne autour de Dee Dee Bridgewater, la rencontre avec un Cheikh Ti Diane Seck ou le flash du festival des gnawa d’Essaouira, il y a eu un parcours auprès de musiciens qui tous à leur manière subliment un jazz du voyage: Magik Malik, le groove gang de Julien Lourau, Richard Bona ou Daniel Mille. Se forgera alors, autour des Tambours du Sud, une famille exceptionnelle : le guitariste-star du rock latin l’uruguyen Pajaro Canzani (auteur du sublime titre crépusculaire «Tenochtitlan», parmi d’autres ici), le pianiste Lalo Zanelli (qui signe ici le très beau «un mundo diferente»), le compositeur et arrangeur du Paris Jazz Big Band, Pierre Bertrand, le trompettiste Nicolas Genest. Sans oublier les amis percussionnistes sud-américains, Eddy Tomassi, Miguel Ballumbrosio, Sébastian Quezada et Hector Gomez… Le jazz urbain afro-latin, maturé de longue date mais dont la cuisine prendra au mois de septembre 2008 au Club Parisien du Baiser Salé, est, ici, plus que jamais, tourné vers la chanson populaire, vers ces vieilles comptines dont on a pu oublier les paroles et qui reviendraient avec d’autres, plus virulentes, plus âpres. Aux antipodes de la « saudade » et du sens doux qu’on lui attribue, ce « speaking Groove » donne une version rêche, d’un blues né de la distance. Il y a chez Minino, un animal aux aguets, une sorte d’état de chasse, qui ressemble au destin chaotique de l’Argentine. La violence d’une histoire laissée béante, comme une plaie jamais cicatrisée, une terre vendue, un sentiment de trahison d’un pays qui commence à peine à exorciser son passé. Minino, le sanguin, «le terrible» comme le nomme le joueur de charango Jaime Torres, a aussi quelque chose de bucolique, du barde transgressé qui chercherait perpétuellement sa romance. Comme au sein du refrain familial venant de l’expression populaire Por ahi contaba Garay (dont toute association à notre protagoniste serait fortuite), les « vachettes » du grand poète Atahualpa Yupanqui, les odeurs de viande grillées, le monde de la comptine de l’enfance et de ses mystères ne gambadent jamais très loin chez lui. Cette musique-là prend racine et sens, dans l’essence même de Cordoba, à travers deux éléments essentiels : un humour singulier, et l’expression virile, démonstrative des populaires Cuartetos. En effet, Cordoba, sonne toujours «drôle». Il y a là un instinct de ricochet qui fait de l’humour le sport régional, à croire que ces énergumènes auraient des synapses prédestinées aux «chistes», à la blague. Une des versions de cet humour se retrouve dans les Cuartetos. Un genre musical et dansé, typique, incroyablement populaire, qui rassemble des milliers de personnes. Le Cuarteto Leo, au départ, Chebere dans les années 90, ou de grandes figures comme Carlito «la mona» Jimenez tiennent encore le haut du pavé. Ces uluberlus plus ou moins turbulents, avec souvent un turn-over de chanteurs-leaders et des bagouzes pleins des doigts, s’accompagnaient au début d’accordéon, de contrebasse, et de percussions. Plus tard, ils intégrèrent des arrangements de salsa, de merengue et, une lointaine dérivation de la Cumbia colombienne qui donnera ce style « cumbiero » bien local. «Que lo pario ! », le titre éponyme qui danse sur la triste réalité politique avec les paroles de l’écrivain contemporain argentin Nury Taborda aborde la typique murga (de l’espagnol, «réunion des mauvais musiciens» ). Réminiscence des rythmes bantous d’Afrique, c’est une catharsis, un élément subversif, un art déambulatoire à cheval entre danse, musique, et théâtre. Cette murga, liée aussi à la fièvre du football, est le versant explosé et joyeux d’un pays bien éloigné de l’image mélancolique que le tango a bien voulu lui coller.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
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